Changement de régime des associés de SEL : impacts sur l’épargne salariale

L’administration considère désormais que :

– Les rémunérations perçues par les associés d’une SEL au titre de l’exercice de leur activité libérale dans cette société sont imposées dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), sauf à ce que soit démontré un lien de subordination entre le professionnel et la société auquel cas les rémunérations relèveront de la catégorie des traitements et salaires.

– Pour les gérants de SEL, ces règles s’appliquent lorsque ces mêmes rémunérations, tirées de l’exercice de leur activité libérale, peuvent être distinguées de celles qu’ils perçoivent au titre de leurs fonctions de gérance. À défaut, les rémunérations tirées de l’exercice de leur activité libérale dans la SEL sont, comme celles perçues au titre de leurs fonctions de gérance, imposées dans les conditions prévues à l’article 62 du CGI ou imposées en traitement et salaires.

Tolérance administrative : Il est admis, à titre de règle pratique, qu’une part de 5 % de la rémunération d’ensemble perçue par les gérants majoritaires de SELARL et les gérants de SELCA au titre de leurs activités libérale et de gérance correspond aux revenus afférents à leurs fonctions de gérant, imposables dans les conditions de l’article 62 du CGI, qu’il soit possible de les distinguer ou non de la rémunération technique.

Le dirigeant de SEL n’est éligible aux dispositifs d’épargne salariale qu’au titre de son mandat de social. Ainsi, c’est sur cette base qu’il convient de retenir seulement sa rémunération issue du mandat social pour le calcul des 20% de la masse salariale. Par défaut, la rémunération sera de 5% (compte tenu de la tolérance Bofip).

Comment se calcule le plafond de versement sur le PEE (25% de la rémunération) ?

L’assiette à prendre en compte pour le plafond de versement PEE  est le revenu perçu au titre du mandat social au titre de l’année de versement (art. L 3332-10). Ainsi pour les gérants des SELARL et des SELCA, s’ils passent en BNC, ils ne pourront plus verser sur le PEE (limité à 25% de la rémunération). Toutefois, le BOFIP prévoit une tolérance qui est la possibilité de retenir 5% de la rémunération au titre de la rémunération de gérance (tolérance Bofip). Cela permet à l’associé gérant de bénéficier du PEE et en conséquence et l’abondement sur les versements volontaires.

Exemple :  Un Médecin à un BNC de 100 000 € :

L’administration fiscale va considérer que sa rémunération de gérance est alors par an de 5 000 € (base 5%). Il a un salarié et avait ouvert un Pei pour son propre compte. Il veut optimiser son Pei en bénéficiant du plafond des abondements (base 2025, 8% du PASS soit 3 768 €/ an) .

Avec un abondement maximum à 300% de ses versements volontaires, il doit donc verser à titre personnel 1 256 € par (soit 104,66 € par mois) .

Ces 1 256 € représente quasiment les 25% des 5 000 € de rémunération de gérance. En cas de rémunération en dessous de 100 k€ le médecin devra donc réduire proportionnellement ses versements volontaires. Au titre de son Pei.

Pour rappel le PERECO n’est pas encadre par cette « règle des 25% »

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a été lancé officiellement le 1er octobre 2019 dans le cadre de la loi Pacte, et fête aujourd’hui ses cinq ans. Conçu pour simplifier la préparation de la retraite en regroupant plusieurs anciens dispositifs (comme le Perco, le PERP ou les contrats Madelin), il s’est rapidement imposé comme un placement attractif, notamment pour optimiser la fiscalité. Voici les principaux chiffres qui illustrent son succès :

  • 110 milliards d’euros d’encours :
    Depuis son lancement, le PER a connu une croissance remarquable, ayant dépassé les 100 milliards d’euros début 2024 pour atteindre environ 110 milliards d’euros d’ici la fin de l’année. Il est important de noter qu’environ deux tiers de cet encours proviennent de la transformation d’anciens contrats, tandis que l’encours net de nouveaux versements s’élève à environ 40 milliards d’euros.
  • Plus de 10 millions de titulaires :
    Le PER a su conquérir un large public, avec plus de 10 millions de personnes en ayant désormais un, dont 6,5 millions pour les seuls PER individuels assurantiels. Certains épargnants détiennent même plusieurs PER, notamment suite à la conversion automatique de dispositifs par leur ancien employeur.
  • Un rythme de souscription dynamique :
    En moyenne, 80 000 nouveaux PER assurantiels sont souscrits chaque mois depuis le début de l’année, bien que ce chiffre ait temporairement ralenti à 45 000 en août, selon France Assureurs.
  • Avantage fiscal attractif :
    Un des atouts majeurs du PER est la déduction fiscale offerte : les versements volontaires permettent de réduire le revenu imposable d’environ 10 % (et davantage pour les indépendants soumis à des tranches d’imposition élevées). Cette économie d’impôt rend le PER particulièrement intéressant pour les contribuables cherchant à réduire leur facture fiscale, tout en gardant à l’esprit que ces avantages fiscaux s’accompagnent d’une imposition lors du déblocage des fonds à la retraite.

En résumé, en cinq ans le PER a transformé le paysage de l’épargne retraite en France, combinant une forte croissance des encours et une large adoption par les épargnants grâce à ses atouts en termes d’optimisation fiscale.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER), lancé officiellement le 1er octobre 2019 dans le cadre de la loi Pacte, célèbre son cinquième anniversaire le 1er octobre 2024. En quelques années, il s’est imposé comme un produit phare pour préparer sa retraite tout en optimisant sa fiscalité. Voici les éléments clés qui illustrent son succès :

  • Croissance des encours :
    Le PER a connu une progression rapide et a franchi le cap des 100 milliards d’euros début 2024, pour atteindre environ 110 milliards d’euros d’encours prévu d’ici la fin de l’année. Toutefois, il est important de noter qu’environ deux tiers de ces encours résultent de la transformation d’anciens dispositifs (Perco, PERP, contrats Madelin), tandis que l’encours réellement nouveau s’élevait à environ 40 milliards d’euros au printemps 2024.
  • Adoption par un large public :
    Plus de 10 millions de personnes détiennent désormais un PER, dont 6,5 millions pour les PER individuels assurantiels. Ce succès se traduit par une moyenne mensuelle de 80 000 nouvelles souscriptions, bien que le rythme ait quelque peu ralenti en août (45 000 souscriptions selon France Assureurs). Il est également possible que certains épargnants possèdent plusieurs PER, notamment suite à la conversion d’anciens dispositifs par leur entreprise.
  • Avantage fiscal significatif :
    Le principal attrait du PER réside dans la déduction fiscale offerte : les versements volontaires permettent de déduire 10 % du revenu imposable, voire davantage pour les indépendants soumis à des tranches d’imposition élevées. Ce mécanisme rend le PER particulièrement attractif pour ceux cherchant à réduire leur facture fiscale, tout en gardant à l’esprit que cette déduction à l’entrée s’accompagne d’une imposition lors du déblocage des fonds à la retraite.

Ces chiffres démontrent comment le PER, en seulement cinq ans, a transformé l’épargne retraite en France en attirant un grand nombre d’épargnants, tout en réunissant et en simplifiant de nombreux dispositifs antérieurs.

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Nouveautés 2015 sur le régime de base des professions libérales